De l'APM à l'observabilité : ce qui change à part la terminologie | Silicon

Clément Bohic - Silicon - 22/08
Le Magic Quadrant de l'APM (gestion de la performance applicative) est devenu celui de l'observabilité. Quelles sont les forces en présence ?

De l’APM à l’observabilité, la transition est bouclée ? Elle l’est en tout cas dans l’intitulé du Magic Quadrant consacré à ce segment de marché : le premier terme, que Gartner utilisait depuis 15 ans, a laissé place au second.

Autre changement d’une année sur l’autre : les critères d’évaluation du contenu des offres. Ils ont évolué essentiellement dans leur forme. Il ne s’agit plus d’en respecter une liste précise, mais de proposer tous les éléments définis comme « obligatoires » et « une majorité » de ceux définis comme « communs »…

Les éléments obligatoires sont au nombre de trois et s’avèrent assez génériques :

– Ingestion, stockage et analyse de télémétrie, dont métriques, événements, logs et traces – Identification et analyse du comportement des applications, des services ou de l’infrastructure – Enrichissement de la télémétrie (cartographie des dépendances et des relations entre services)

Les éléments jugés communs touchent notamment à la gestion des coûts, au suivi des processus, au DEX (gestion de l’expérience digitale) et à la sécurité applicative. Cette année, Gartner ne liste pas de briques « facultatives » (en 2023, il avait évoqué, entre autres, la prise en charge des outils de test de charge et la gestion de la télémétrie SaaS).

Aux critères fonctionnels s’ajoute la nécessité de figurer dans le haut du panier sur le « score d’intérêt client ». Cet indicateur, que Gartner tend désormais à mettre en avant dans ses Magic Quadrants, se fonde sur des données internes au cabinet (volumes de demandes de la part des clients, de mentions dans les Peer Insights…) et externes (trafic web, réseaux sociaux, tendances de recherche…).

Elastic et Grafana Labs, nouveaux « leaders » de l’observabilité

Des cinq fournisseurs « leaders » l’an dernier, quatre le sont restés : Datadog, Dynatrace, New Relic et Splunk. Honeycomb a rétrogradé dans le carré des « visionnaires ». Il a donc reculé sur l’axe « exécution », qui mesure la capacité à répondre effectivement au marché (expérience client, performance avant-vente, qualité, des produits/services…).

Chemin inverse pour Elastic et Grafana Labs, passés de « visionnaires » à « leaders ». Ils côtoient, dans ce carré, un nouvel entrant : Chronosphere. Une entreprise fondée par des anciens d’Uber qui avaient développé, en son sein, la base de données de séries chronologiques M3DB.

Broadcom, ManageEngine et Riverbed ont tous trois disparu du Magic Quadrant de l’obse...
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